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vendredi 3 septembre 2010

Désormais en Afrique, c'est faire la politique ou crever de faim !

 clubs de soutien politique, un business qui marche bien en Afrique !
Alors que dans les nations considérées comme étant les plus développées, on retrouve les plus riches chez les industriels, les inventeurs ou les artistes, une bien curieuse façon de s’enrichir est en train  de s’installer en Afrique. Le constat semble être si criard qu’alors même que la chose ne semble pas vous intéresser, la vie à cent à l’heure que mènent ceux qui se sont engagés dans cette voie, finit bien souvent par avoir raison de vous. Cela, bien évidemment si vous êtes intéressé par l’argent rapide et facile à gagner. La nouvelle façon de s’enrichir maintenant dans les contrées africaines, c’est de faire la politique. Si on a une haute idée de soit et de la politique en tant que gestion saine des hommes, des biens et des choses, on ne trouverait évidemment aucun inconvénient à cela. Mais sauf qu’ici, la politique a changé de couleur. Elle redevient ce qu’elle avait été dans la Grèce antique avec les Sophistes, c’est-à dire un creuset de démagogies, de mensonges, de coups bas, de mercantilisme…On fait de la politique folklorique voire alimentaire, sans programme et mode d’exécution véritable pouvant repousser les frontières engloutissant de la pauvreté qui pousse chaque jour des poils de la bête. Des meetings se multiplient à souhait avec presque les mêmes images partout. Qui va être élu ? Qui ne va pas l’être ? Qui va remporter le plus de voix ?qui mobilise plus ?  Ce sont toujours là, les mêmes critères dans lesquelles on veut engloutir tout le monde. Et la mayonnaise semble bien prendre. Il faut faire la politique ou mourir ! Il est surtout préférable de s’orienter vers cette politique qui se loge bien dans les fauteuils moelleux des partis au pouvoir, dans ceux de l’opposition qui ont déjà fait un tour au pouvoir ou qui ont des représentants là bas. Car si on ne le fait pas, il ne faut pas espérer que les impôts vous laisseront un petit moment de répit, que la justice ne vous créera pas de temps en temps des embrouilles, que vos activités pourraient prospérer sans encombres, que vous pourriez connaître de la promotion, avoir des marchés, voir sa vie s’améliorer ou même rentrer dans des grandes écoles, obtenir des bourses étrangères…     Ce qui fait que les élèves et étudiants se voient presque obligés de déserter classes et amphithéâtres pour être à la solde de quelques politiciens eux mêmes trop peureux d’être à la tête des marches de protestation ou aimant plus leurs enfants que ceux des autres, qu’ils jettent en pâture à des forces de l’ordre dont bien d’actions ne sont que désordre et chaos. Les fonctionnaires décident de mettre en veilleuse le travail pour lequel ils reçoivent leur salaire du contribuable et préfèrent plutôt travailler pour le chef de parti politique. Il faut s’obliger à faire partie de toutes les tournées que font les politiques pour être sûr qu’on vous verrait et que la foudre ne s’abattra pas donc sur vous ou qu’on pensera enfin à votre promotion. Vos projets pourraient connaître un début de financement si vous acceptiez de faire allégeance. Dans le cas contraire, attendez-vous à trimer avant qu’une hypothétique manne céleste ne vienne à votre secours. On n’a donc vraiment rien d’autre à faire que de se plier à la politique si on veut survivre. Dans les contrées rurales ou la peau est bien visible sur les os, il faut espérer quelques passages de ces politiciens si on veut recevoir quelques billets éphémères de week-end de tournées. Pour parler de développement, de promotion des femmes, de montages de projets, une politicienne bien connue  dans un pays africain, n’a pas eu récemment, à la télévision d’Etat, d’autres conseils à donner aux femmes de sa région que de leur demander… Vous imaginez-quoi, je suppose ! Eh bien qu’elles fassent la politique. Qu’elles votent en fait son leader politique.       

S. Amara

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