Rechercher dans ce blog

BIENVENUE SUR COGITO CAFE ! VOTRE BLOG TOUJOURS A LA PAGE DES CHOSES DE LA VIE !
Affichage des articles dont le libellé est Actualités. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Actualités. Afficher tous les articles

lundi 16 mai 2011

Interview exclusive / Affaire Coup d’Etat LMP, Réconciliation nationale, entrée du FPI au gouvernement... Mamadou Koulibaly dit tout et dévoile son agenda secret

Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée National de Côte d'Ivoire
Les ex-tenants du pouvoir, dans la tourmente après le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir, sont à l’épreuve de l’opposition. Affaire de coup d’Etat LMP, réconciliation nationale, entrée du FPI au gouvernement… Autant d’interrogations auxquelles Mamadou Koulibaly le Président de l’Assemblée nationale a bien voulu répondre. A travers cette interview, le numéro 2 du Fpi crache ses vérités et dit tout.
Monsieur le président, la presse à Abidjan rapporte de façon persistante que des cadres LMP préparent une opération de déstabilisation depuis l’extérieur, qu’en dites-vous ?
Je ne suis pas au courant d’une telle opération de déstabilisation. Les militants et cadres avec qui je suis en contact ont tous conservé un esprit républicain. Cependant, dans tous les camps, il y a aujourd’hui encore des passions qui s’expriment soit par la peur, soit par l’agressivité. Au Front populaire ivoirien, nous sommes prêts à appuyer le nouveau gouvernement dans sa mission de réconciliation, à condition que celui-ci fasse preuve d’une réelle volonté d’apaisement. Il est impératif que le gouvernement garantisse la sécurité des biens et des personnes, de toutes les personnes, quelles que soient leurs origines, ethnies, religions, opinions politiques, ce qui permettrait aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui sont réfugiés dans les pays voisins de retourner en Côte d’Ivoire pour y vivre en paix.

Vous vous êtes inscrit dans une approche de collaboration avec les nouvelles autorités, quel est le degré d’adhésion des cadres à cette option ?
Tous les cadres avec lesquels j’ai eu l’occasion de discuter sont prêts à apporter leur contribution à la reprise économique et au retour à la normalité en Côte d’Ivoire. Le gouvernement doit travailler à créer le climat de sécurité qui permettra à toutes les bonnes volontés de se déployer pour le bien de la Côte d’Ivoire. Les objectifs du gouvernement et ceux du Front populaire ivoirien s’accordent sur ce point, mais pour qu’on y arrive, il faut qu’on laisse le FPI travailler, qu’on permette à ses militants de se réunir et d’apporter leurs pierres à la reconstruction de la Nation.

Pourquoi, en dehors de quelques partisans FPI/LMP d’Europe et sur Internet, aucun cadre connu de votre parti n’a contrarié vos positions ?
Chaque fois qu’on a pu discuter, on est tombé d’accord. Cela ne me surprend pas qu’il y ait encore des incompréhensions ici et là. Cela signifie simplement qu’il y a encore un travail d’explications à effectuer. D’où l’urgence d’un retour rapide à la normalité en Côte d’Ivoire.

Peut-on estimer que vous assurez l’intérim au FPI jusqu’à nouvel ordre ?
Je suis le troisième vice-président du Front populaire ivoirien, donc numéro quatre dans la hiérarchie du parti. Le président Affi Nguessan, le premier vice-président Aboudrahamane Sangaré et la deuxième vice-présidente Simone Gbagbo sont aujourd’hui malheureusement dans l’incapacité d’assumer leurs fonctions. La responsabilité de diriger le parti m’échoit donc momentanément et j’assume ce rôle. J’entends travailler avec le concours des instances du parti, que je souhaite réunir rapidement, dès que le gouvernement nous donnera l’assurance que nous pouvons le faire sans danger.

Pourquoi n’êtes-vous pas encore allé voir Laurent Gbagbo, Simone, Affi Nguessan ? Est-ce vrai que c’est parce qu’ils ont refusé de vous recevoir, pour éviter de cautionner votre démarche et vous légitimer auprès de la base ?
Je ne sais pas ce qui vous permet de dire cela. Vous savez, nos camarades sont aujourd’hui emprisonnés ou en résidence surveillée, sans droit de visite. Certains n’ont même pas encore eu l’occasion de consulter leurs avocats. J’ai néanmoins pu, au sortir de l’audience que m’a accordée le président Ouattara, obtenir son autorisation pour voir certains d’entre eux, notamment Simone Gbagbo, Aboudrahamane Sangaré, Diabaté Béh, Geneviève Bro Grébé, Jean-Jacques Béchio, Dakoury-Tabley, Dedi Adèle, Michel Gbagbo, etc. alors qu’ils étaient encore emprisonnés à l’Hôtel du Golf. Très récemment, à l’issue de la prestation de serment du chef de l’Etat, j’ai obtenu l’autorisation du ministre de l’Intérieur pour rendre visite aux camarades retenus à la Pergola. Nous n’avons pas oublié Laurent Gbagbo. Dès que l’opportunité se présentera, j’irai le voir.

Vos proches et amis disent que vous n’avez pas attendu l’arrivée de Ouattara ou le départ de Laurent Gbagbo pour marquer votre différence, car vous vous comportiez déjà comme un opposant dans le FPI. Si pour eux, le FPI aurait gagné à vous écouter, les autres estiment par contre que ce sont vos critiques qui ont perdu le parti…
Ce ne sont certainement pas mes proches et mes amis qui vous ont dit que je me comportais «comme un opposant dans le FPI». Le Front populaire ivoirien est une instance éminemment démocratique au sein de laquelle la diversité des opinons est perçue comme une richesse. J’ai eu l’occasion d’exprimer mes points de vue sur certains sujets ou problèmes, comme d’autres ont exprimé les leurs. Cela n’a donc pas pu conduire le parti à sa perte, d’autant moins que le FPI est très loin d’être perdu. Il est là, il est vivant, et il entend jouer entièrement son rôle dans la difficile et très sensible période de sortie de guerre et reconstruction de l’unité du pays dans laquelle nous nous trouvons.

Est-il possible de décider d’entrer au gouvernement et de proposer des cadres, sans avoir réuni le secrétariat général du parti ? Une rencontre ne pourrait-elle pas assurer un débat et une plus large adhésion, de sorte à atténuer les critiques des militants du net ?
Vous allez vite en besogne. Aucune discussion en ce sens n’a eu lieu à ce jour, à ma connaissance. Une décision relative à une éventuelle participation du Front populaire ivoirien à un gouvernement d’union ne peut intervenir qu’après consultation des militants, afin d’éviter que des décisions personnelles ne prennent le pas sur la volonté du parti. Si le FPI participait à un tel gouvernement, il devrait assumer ce qui s’y ferait. Il serait donc impératif que nous soyons d’accord sur les missions assignées à ce gouvernement. Je suis un partisan de l’organisation rapide d’un secrétariat général et d’un comité central extraordinaire, dès que les conditions sécuritaires seront réunies.

Si les autorités ne peuvent, même avec le soutien des forces impartiales, garantir la liberté de réunion, comment cela peut-il rassurer les cadres qui seront nommés ?
Cela serait un vrai problème. Le gouvernement doit mettre tout en œuvre pour que les libertés fondamentales, dont celle de réunion, de tous les Ivoiriens, qu’ils soient au gouvernement ou pas, soient respectées, et que la sécurité de tous ceux qui ont des intérêts en Côte d’Ivoire soit assurée.
Certains au RHDP et autour du Président de la République doutent que le FPI, LMP et vous-même jouiez franc-jeu. A la lumière de l’expérience vécue au sein de l’ancien pouvoir, qu’avez-vous à dire pour les rassurer ?
Tout d’abord, je crois que la responsabilité de rassurer les gens incombe en premier lieu au gouvernement ! Aujourd’hui encore, dix jours après la prestation de serment du président Ouattara, des pillages et des exactions continuent sur tout le territoire ivoirien. Les Ivoiriens sont toujours dans la peur. Nombre d’entre eux sont toujours en exil ou vivent terrés dans les forêts. Tout le monde a donc intérêt à jouer franc-jeu, toute autre chose serait problématique. Il faut pouvoir se faire confiance, c’est primordial. C’est le manque de confiance et de dialogue qui nous a menés à la guerre. Si le président Ouattara ne fait pas confiance aux Ivoiriens, il ne pourra pas y avoir de réconciliation.

Quel est votre agenda personnel Monsieur le Président par intérim du FPI ?
Quant à moi personnellement, je crois que mon passé parle pour moi. J’étais dès le départ contre la guerre. On n’aurait jamais dû aller si loin dans l’abominable. Je ne suis pas un va-t-en guerre. Je suis un homme qui se veut de dialogue et de consensus. Dès le début de la crise postélectorale, j’ai répétitivement appelé toutes les parties au dialogue et à la mesure. Je n’ai malheureusement pas été écouté. Cela va peut-être changer.
Source L'Intelligent d'Abidjan

jeudi 26 août 2010

L’expulsion des Arabes et des Noirs moins choquant que celui des roms !






Immigrant noirs, Roms,  deux poids deux mesures !
Le tollé général qui s’est emparé de la papauté à Rome, de l’Union Européenne à Bruxelles, de la classe politique et des médias en France à la suite des démolitions des campings cars, de l’expulsion des roms en majorité ressortissants des pays de l’Est, pour ces derniers temps de Roumanie particulièrement, prouve au moins une chose : expulser des blancs, cela choque plus que d’expulser des noirs, des arabes bref, des africains. La communauté dite internationale, s’émeut en effet de ce qu’on installe des ressortissants étrangers, roumains pour la plus part dans des gymnases, qu’on sépare les enfants, les femmes et les hommes et qu’on les ramène chez avec un billet d’avions et 300 euros. Oh ! Que ces choquant ces familles européenne qu’on  “maltraite’’ ainsi. Mais que dire de ces expulsions sauvages des arabes et des noirs, africains en majorité, menottés, frappés, bâillonnés des fois pour ne pas écouter leurs pleurs et qu’on jette comme des paquets dans des avions pour n’importe quelle destination en Afrique sans tenir compte de leurs Etats d’origine. Elles sont combien, ces voix qu’on entend aujourd’hui et qui parlent à tue-tête, alors que depuis des lustres, arabes et noirs, des peuples qui ont tant donné de leur chair et de leurs biens pour la grandeur de la France et de nombreux pays Européens sont traités justes comme des animaux quand la décision est prise de les mettre dehors. On reproche aux roumains expulsés de France de ne pas être en règle pour résider sur le territoire français. Un même reproche qui est fait aux arabes et aux noirs. Mais dans le cas des derniers, ils peuvent être traités pire que animaux dangereux sans que cela n’émeuvent personne. Des rapatriés arabes et africains arrivent chez eux, sans bagages, sans argent, des dents cassés, des membres brisés, humiliés au maximum lors de leur détention (dans leurs cas, ils sont perçus comme des criminels) ; mais qui cela a-t-il une fois ému ? A-t-on entendu Rome, Bruxelles où quelques autorités de premiers poids de tous ces pays européens dits civilisés? Cela n’a jamais été le cas. Une façon de dire que tous les sans-papiers dans les capitales européennes ne sont pas traités de la même manière. Les blancs valent mieux que les noirs et les arabes. Et cela ne s’appelle pas autrement que du racisme. L’histoire est têtue et il faut craindre que cela se passe en sens inverse dans un, deux ou trois siècles sans que cela n’émeuve encore personne.  C’est pourquoi, il faut toujours militer pour les valeurs universelles d’équité, de justice et fraternité pour ne pas perpétuer la barbarie, l’injustice inhumanité qui ont actuellement cours sous nos yeux.

S. Amara



mercredi 25 août 2010

France: Sarkozy fait planer un vent de "xénophobie" !



Sarkozy, un sourire pas très accueillant !?
Lhomme est connu pour sa grande gueule à vouloir faire la morale aux autres sur les droits de l’homme, les valeurs universelles, l’éthique…Mais un peu comme son prédécesseur Jacques Chirac, l’actuel Président Nicolas Sarkozy se spécialise chaque jour à violer tous ses bons principes. L’homme s’égosillait, il y a peu à traiter l’Iran de tous les noms mais négociait en même temps pour la libération de Clotilde Reiss, une française condamnée à Téhéran. Il affirmait mettre fin à la Françafrique, ce réseau mafieux qui oblige les pays francophones d’Afrique à toujours faire preuve de soumission, mais oblige presque les même États à venir défiler lors du cinquantenaire de leurs indépendances sur les Champs E lysées, le 14 juillet. Il chante l’égalité des chances pour tous les jeunes français mais fait le forcing pour positionner son fils dans la sphère de décision de “La Défense’’, le quartier d’affaires le plus riche de France.
La nouvelle trouvaille de Nicolas Sarkozy, lui, fils d’immigré, c’est maintenant de dire que la violence en France, le taux de criminalité qui progresse, la raréfaction de l’emploi, les agressions dont sont victimes les agents de l’ordre, les vols dans les localités, la population qui augmente… Tout cela est beaucoup plus du fait des étrangers. Eh oui, les étrangers, en France, qu’ils soient noirs, arabes, ou de l’Europe de l’Est sont ceux par qui, ce beau pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité tombe chaque jour en déconfiture. “C’est quand il y a en plusieurs que cela pose problème…’’ Avait déjà menacé  le ministre de Sarkozy, Brice Hortefeux à l’encontre des Arabes. Et même que la belle justice française  a  juste trouvé à dire que ce n’était pas si grave, ce qu’il avait dit le ministre. Alors là, si le boulevard n’est pas ouvert pour Sarkozy qui a toujours eu en horreur les banlieues françaises où pullulerait  une horde de jeunes d’origines étrangères avec tous les tares possibles ; cela ressemble fort bien à un carton blanc pour casser de l’étranger. Et c’est bien ce que recherchait certainement le royaliste du roi pour se lancer dans sa nouvelle idée ingénieuse de faire dorénavant souffler sur toute la France un vent de xénophobie. A partir de maintenant, les dix plaies de la France, ce sont les étrangers et les français d’origine étrangères. D’ailleurs, pour ces derniers, même si la constitution française ne le dit pas, ils ne seront pas traités de la même façon que les français d’origine, de souche, en cas de certains délits. Ils seront déchus de leur nationalité et envoyés sans doute dans leur pays qu’ils n’ont jamais connu. Les expulsions ne suffisant plus. Il y a aussi cette tradition européenne de bohémiens qui sillonnent toute l’Europe à laquelle Sarkozy a décidé de s’en prendre, convaincu qu’il est que se sont eux qui exportent la violence dans la belle paisible campagne française. L’étranger comme  principale cause de tous les maux, il semble qu’Hitler avait presque pensé la même chose. Bon, espérons qu’on n’en arrivera pas là !

S.Amara

vendredi 13 août 2010

Charles Taylor, son fils et la guerre en Côte d'Ivoire


  Le vendredi 9 janvier 2009,"Chuckie" Taylor, fils de l'ex-dictateur du Liberia Charles Taylor, a été condamné par une cour fédérale de Miami (Floride, sud-est) à 97 ans de prison pour tortures et assassinats dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.
Il était à la tête des services anti-terroristes lorsque son père dirigeait le Liberia de 1997 à 2003.
Charles Taylor Junior, âgé de 31 ans, né aux Etats-Unis et possédant la nationalité américaine, avait été reconnu coupable de complot d'assassinat et de tortures, entre avril 1999 et juillet 2003.
Son père, l’ex président libérien Charles Taylor est lui, actuellement jugé à La Haye, aux Pays-Bas par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL)  pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pendant la guerre civile qui a déchiré ce pays de 1991 à 2001, faisant 120.000 morts.
Le 27 décembre 2008, à Mama, son village natal, Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte D’Ivoire, pays voisin du Libéria, qui sort d’une guerre déclenchée à 2002 par une rébellion aux ramifications multiples fait des révélations  comme il l’avait promis.
Rencontrant des planteurs originaires du centres, mais installés depuis de nombreuses années dans les régions de l’Ouest, Laurent Gbagbo va leur confier un grand secret d’Etat sur la guerre qui à ravagé l’Ouest de son pays, fait de nombreux morts parmi les planteurs et occasionné des vols considérables de devises.
Charles Taylor, alors Président du Liberia est celui qui a apporté la désolation dans l’Ouest ivoirien dès 2003. Il a attaqué avec ses sbires cette partie du pays, l’a endeuillé, l’a pillé, l’a violé. Révélera Laurent Gbagbo. Et pourtant, le Président Ivoirien l’avait presque supplié de ne pas s’en prendre à son pays qui était à cette époque très fragilisée par la rébellion qui s’était installé au Nord, au Centre, au Nord Ouest de la Côte d’Ivoire.
Mais Taylor n’avait cure des souffrances des ivoirien. Il était aveuglé par le vol, le sang et la mort.
Il a fait le mal à un pays, la Côte d’Ivoire, à son pays le Liberia et à leurs habitants respectifs sans raisons. Mais Dieu qui est Dieu ne lui pas permit de jouir de tous ses biens mal acquis.
Il est en jugement à la Haye et poursuivi pour crime contre l’humanité.
Laurent Gbagbo dit toujours ce qu’il pense et fait toujours ce qu’il dit. C’était comme cela qu’il se définissait quand il était dans l’opposition.
Il avait promit faire des révélations sur ceux qui ont attaqué la Côte d’Ivoire et ce qu’ils y ont fait. C’était aujourd’hui le tour de Charles Taylor. Ce sera le tour de qui demain ?
 
Salifou Amara