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mercredi 6 juillet 2011

Cote d'Ivoire: Les forces de Ouattara bastonnent le personnel de santé/Grève au CHU de Cocody / Dr Atté Boka (Synacassci) menace : ‘’Le mouvement sera étendu à tous les hôpitaux publics’’

La réaction n’a pas tardé. Quarante-huit heures après
la bastonnade des agents de la santé exerçant au bloc
opératoire du CHU de Cocody, le personnel médical et
para-médical a protesté. Médecins, Infirmiers, Sages-
femmes et autres praticiens de soins de cet

établissement sanitaire ont laissé blouses, bistouri et
autres outils de travail, depuis hier mardi 5 juillet 2011.
Et ce, jusqu’au jeudi 6 juillet pour signifier leur
indignation face à l’agression de certains des leurs, le
samedi dernier par des éléments des Forces
républicaines de Côte d’ivoire (FRCI). Ainsi, aucun
malade n’a été reçu hier, dans ladite structure de soins.
Et ceux qui y étaient internés avant la grève ont été
livrés à eux-mêmes sans soins. Si bien que plusieurs
ont dû quitter le centre pour d’autres structures
hospitalières. Solidaire des grévistes, le Syndicat
National des Cadres Supérieurs de la Santé de Côte
d’Ivoire (Synacassci) piloté par le Dr Atté Boka Ernest, a
confié à la presse, que la grève sera étendue à tous les
centres de santé publics si les dispositions sécuritaires
ne sont pas prises pour éviter les attaques physiques
dont sont victimes des professionnels de la santé sur
leurs lieux de travail. « Il faut que les agressions contre
nos camarades dans tous les hôpitaux cessent. Nous
n’allons plus tolérer que pour des
questions d’humeur,
que des hommes en armes portent atteinte
impunément à l’intégrité physique des agents de santé
sur leurs lieux de travail. Le CHU de Cocody vient de
donner le ton. Si des dispositions urgentes et
pressantes ne sont pas prises pour éviter de tels cas à
l’avenir, nous allons étendre la grève, le mouvement
de protestation à tous les hôpitaux publics. Nous ne
sommes pas les souffre-douleur des FRCI et nous ne
l’accepterons pas », a précisé le leader des médecins

Source Le Patriote

lundi 4 juillet 2011

Enlevé le 14 juin par les forces pro-Ouattara RTI : Bernard Asséké torturé au cimetière

Les agents de la radio diffusion télévision ivoirienne sous la torture de ouattara




Bernard Asséké revient de loin. De très loin. Enlevé le 14 juin, enfermé au « blindé » du commissariat de Williasmville et torturé toute une nuit au cimetière du même quartier, ce haut cadre de la RTI doit sa vie à Chérif Ousmane, l’un des nombreux commandants de la rébellion du président Alassane Ouattara, aujourd’hui en charge de la gestion du Palais présidentiel ivoirien.
Sur ordre de Chérif Ousmane, le directeur de la Logistique à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) enlevé, sans aucun mandat judiciaire, dans la cour de la télévision nationale, a été sauvé, le 19 juin, des griffes du « commandant » Zana, au Commissariat de Williamsville. C’est sûrement un article de Notre Voie, votre quotidien préféré, qui a poussé Chérif Ousmane à réagir. Asséké est, à ce jour, détenu à la Compagnie républicaine de sécurité (CRS 1) de Williamsville). Certes, selon les informations, il serait désormais « bien traité » sous la garde du commandant Soro et de ses hommes à la CRS de Williamsville. Mais, certains éléments des Frci, forces pro-Ouattara, de plus en plus nombreux à penser tout bas que « leur lutte est dévoyée par certains chefs », nous ont joint au téléphone pour, selon eux, « dénoncer » les tortures contre l’agent de la RTI. « Sincèrement, ce Monsieur-là, on sait pas pourquoi il est encore prison. On a tout fait mais on n’a rien trouvé chez lui. Alors, pourquoi il est encore en prison ? », s’est interrogé l’élément qui nous a appelé au téléphone, sans même décliner son identité et son grade. L’information vérifiée auprès de la famille de Bernard Asséké s’est avérée exacte : « Il est détenu dans de meilleures conditions à la CRS mais nous, on le préfère dehors. S’il y a quelque chose à lui reprocher, ils peuvent le convoquer à tout moment et il répondra à l’appel de la justice. Ils ont déjà tué son petit frère, ils ne vont tout de même pas le tuer pour un délit que personne ne peut prouver », nous a-t-on dit de ce côté.
Bernard Asséké vit son calvaire depuis le mardi 14 juin 2011. Jusque-là directeur de la Logistique à la RTI, il a été enlevé au siège même de la télévision. Après des escales à différents endroits tenus par l’armée privée du président Ouattara, il a atterri au commissariat de Williamsville tenu par le célèbre commandant Zana, pro-Ouattara. Là, il a été mis au « blindé », une pièce décrite comme insalubre, invivable, constamment inondée quand il pleut. Bernard Asséké s’y couchait à même le sol. Or, ce sol est humide quand il ne pleut pas et trempé dès les premières goutes de pluie. Le lendemain de son incarcération dans ces conditions dégradantes, Asséké a été exfiltré du « blindé », en pleine nuit, vers 21h30. Ce mercredi 15 juin, il a été conduit au fin fond du cimetière de Williasmville. Il a été longuement torturé puis abandonné là, dans le noir, par Zana et ses hommes qui se sont éclipsés en lui promettant de retourner le chercher pour l’abattre quand ils auraient trouvé l’endroit propice pour le faire. Incapable du moindre mouvement, suite aux coups reçus, Asséké aurait tranquillement attendu le retour de ses tortionnaires. Asséké a sûrement pensé les voir « abréger ses souffrances » en l’assassinant. Mais, curieusement, il s’est retrouvé ramené au « blindé » du commissariat de Williamsville, tôt le jeudi.
Dans notre publication des samedi 18 et dimanche 19 juin 2011 (Notre Voie n° 3865, page 8) l’information de l’enlèvement d’Asséké était portée sur la place publique. Elle a produit ses effets. Le dimanche 19 juin, le Commandant Soro partait arracher Bernard Asséké des griffes du commandant Zana. L’ordre émanerait, selon nos informations, du commandant Cherif Ouasmane. Et depuis, Asséké est détenu « dans des conditions plus humaines » à la CRS 1. Mais cela peut-il remplacer une vie paisible en famille pour celui qui, comme Asséké, n’a apparemment commis aucun délit ? Au fait, combien de temps la garde à vue dure à la « police », version Frci, sous Alassane Ouattara ?
Sur les motifs de son calvaire, c’est encore le flou. Aucune plainte n’a été déposée par le nouveau directeur général de la RTI, Brou Aka Pascal, contre Asséké. Pourtant, les tortionnaires reprocheraient à l’agent de la RTI d’avoir « dissimulé des véhicules de la société ». Pour sa famille, sur cette accusation-là, Bernard Asséké est victime d’une délation calomnieuse par des responsables de RTI bien identifiés. En plus de cela, les hommes à Ouattara reprocheraient également à Asséké de posséder des caches d’armes à Céchi, son village natal, dans le département d’Agboville. Ils sont allés fouiller, en vain, son domicile à Céchi pendant qu’il était déjà incarcéré et torturé à Abidjan. En avril dernier, après la chute du président Gbagbo, les hommes de Ouattara ont enlevé le frère cadet d’Asséké qui vivait tranquillement au village, à Céchi. Ils l’ont accusé du même délit imaginaire de cache d’armes, l’ont trimbalé partout dans le département à la recherche d’armes à feu, puis l’ont abattu même quand ils n’ont rien trouvé sur lui ou au domicile familiale.
Bernard Asséké est un militant du FPI. Il a fait la campagne électorale en faveur du président Gbagbo dans la sous-préfecture de Céchi, chez lui. L’ancien président de la République ne ratait aucune occasion pour signifier publiquement son « amitié » avec ce cadre de la RTI. Bernard Asséké doit sûrement son calvaire à cela. C’est un pro-Gbagbo.
Source Notre Voie

mercredi 15 juin 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PORTE PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO RELATIF AUX EVENEMENTS DU 4 AVRIL 2011 AU NOVOTEL D’ABIDJAN

M. Bernard Houdin, porte parole du Président Gbagbo
Le 4 avril 2011, le jour même où le président français allait lancer les hélicoptères de l’armée française contre les positions de l’armée régulière ivoirienne, quatre personnes étaient enlevées  dans le hall de l’hôtel Novotel, dans le quartier d’affaires du Plateau à Abidjan.
Trois d’entre elles travaillaient à la société SIFCA, premier groupe agro-industriel ivoirien soit Mr Yves Lambelin, PCA de l’entreprise, de nationalité française et deux de ses collaborateurs, l’un malaisien, l’autre béninois. La quatrième personne enlevée étant le directeur, français, de l’hôtel.
Les auteurs de cet enlèvement ont été décrits comme des hommes « en armes », vêtus d’uniformes plutôt dépareillés. Il faut noter que plusieurs journalistes français étaient ce jour-là domiciliés au Novotel et qu’ils n’ont pas été inquiétés, les agresseurs semblant se concentrer sur les personnels de SIFCA.
Plus de deux mois après les faits que nous déplorons et condamnons  totalement, et alors qu’aucune enquête judiciaire n’a été menée à terme, le conseil d’une des victimes présumées et certains organes de presse semblent vouloir désigner arbitrairement le camp du président Laurent Gbagbo, et le président lui-même, comme les auteurs et les responsables de cet acte.
Ces allégations mensongères sont dans le droit fil  de la campagne de désinformation orchestrée depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui, au mépris du Droit Constitutionnel d’un Etat souverain, a conduit au brutal changement de pouvoir le 11 avril 2011.
C’est donc le lieu de rappeler ici quelles étaient les conditions qui prévalaient ce 4 avril et de poser certaines questions :
-la situation militaire à Abidjan était telle qu’il est difficile de dire avec précision qui a pu faire quoi  ce jour du 4 avril. En effet, l’armée régulière avait repoussé les forces rebelles sur pratiquement tous les points stratégiques de la ville. Ces force rebelles s’étaient constituées dès lors en groupes armés « informels » circulant sans contrôle. La description des assaillants du Novotel est une première indication que l’on pourrait avoir affaire à ce type de groupes.
- pourquoi les assaillants n’ont-ils pas inquiété les journalistes étrangers ?
-pourquoi enlever uniquement trois membres de la même entreprise et que faisaient ils là dans une journée aussi dangereuse à Abidjan ?
-depuis quand le directeur du Novotel était arrivé à Abidjan et quel était son poste précédent ?
Pur le cas de Yves Lambelin, il est important de noter que la société SIFCA venait de connaître une crise interne au niveau de sa direction. Un conseil d’administration avait été convoqué pour remettre de l’ordre dans le groupe en changeant certains dirigeants influents du groupe.  Par ailleurs Yves Lamblin etait resté fidèle à la Côte d’Ivoire. Malgré les pressions de toutes sortes,  non seulement il y etait resté mais, en plus, il s’était opposé vigoureusement à la campagne de non paiement de l’impôt à «  l’Administration GBAGBO » que certains opérateurs économiques nationaux avaient lancé pour soutenir la cause du « Gouvernement Ouattara ». Dans ces conditions, qu’est ce qui peut justifier que le Président GBAGBO ou l’un de ses proches s’attaquent à un homme qui leur a montré tant de fidélité.
Quant au  directeur de l’hôtel que l’on « tente de présenter comme un héros disparu dans un pays qu’il aimait tant »,  il serait en réalité arrivé depuis très peu de temps en provenance d’un pays de la sous-région. Il n’était ni homme politique ni homme particulièrement influent. D’où vient qu il soit présenté comme une personne qui pouvait déranger le Président GBAGBO au point de lui ôter la vie. Il y a à l’évidence trop de points d’ombre sur cette affaire et, seule, une enquête judiciaire sérieuse peut en déterminer les auteurs.
C’est pourquoi, l’acharnement médiatique à indexer un coupable, et toujours le même, nous oblige désormais à réagir vigoureusement. Ainsi nos avocats ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité.

Le 15 Juin 2011,
Le Porte parole du président Laurent Gbagbo

samedi 11 juin 2011

Côte d'Ivoire:Violences, exactions, exécutions sommaires etc / Le Commandant Johnny à ses collègues FRCI: ``Arrêtez de traquer les militants LMP``

Il a décidé de s'engager sur la voie de la réconciliation, de tout mettre en œuvre pour contribuer à l'avènement d'une Côte d'Ivoire unifiée et pacifiée. Lui, c'est le Commandant Johnny du commissariat du 8e arrondissement de la commune de Cocody. Jeudi dernier 09 juin, à l'occasion de la cérémonie organisée dans le village d'Abobo-Doumé par le Forum des rois, sultans, princes, cheicks et chefs coutumiers africains dans le cadre de la réconciliation, ce commandant des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) a lancé un appel pressant à ses collègues Frci. «Arrêtez de traquer les militants LMP. Ce n'est pas parce qu'on est militant de LMP qu'on n'est pas Ivoirien. Ce n'est pas une raison pour les brimer ou leur arracher leurs biens. Il faut arrêter tout ça», a-t-il martelé à l'endroit de ses frères d'armes qui sont très souvent cités dans des exactions, des actions de violence et même des exécutions sommaires de militants LMP ou de partisans de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Les paroles fortes du chef militaire ont été accueillies par un tonnerre d'applaudissements de l'auditoire composé en majorité de chefs traditionnels, de chefs de communauté, de responsables religieux et de représentants des forces militaires en présence (Frci, gendarmerie, police). Avant lui, le lieutenant Dihi Médard de la gendarmerie nationale a indiqué que chacune des forces en présence a décidé de faire table-rase du passé et de s'inscrire dans la dynamique de la réconciliation et de la paix. «Nous devons être des signaux forts de cette réconciliation. Le temps de faire la guerre est passé. Nous devons à présent nous réconcilier», a invité le lieutenant Dihi Médard, avant d'ajouter à l'endroit des populations: «Si la gendarmerie nationale et les Frci marchent et travaillent ensemble, il n'y a pas de raison que vous populations, vous vous déchiriez entre vous». Le plus heureux, au cours de cette cérémonie de réconciliation, était assurément sa majesté Tchiffi Zié, Secrétaire général permanent du Forum des rois, sultans, princes, cheicks et chefs coutumiers africains, inspirateur de cette rencontre. Le leader traditionnel a appelé le peuple ivoirien et les populations vivant en Côte d'Ivoire à s'approprier la vision du président Alassane Ouattara, celle de faire de la Côte d'Ivoire un grand pays, solide à tous les niveaux et où il fait bon vivre. «Nous sommes condamnés à nous tolérer, à nous pardonner les uns les autres», a-t-il conseillé. Aux chefs traditionnels, Tchiffi Zié a demandé de se consacrer à leur mission première, celle de rassembler les populations et de leur apprendre à vivre ensemble. «Eloignez-vous de la politique. Il est temps pour les rois et chefs traditionnels de prendre leur bâton de pèlerin pour se mettre au travail. Rapprochez et rassemblez vos peuples, sans distinction», a-t-il par ailleurs recommandé aux chefs traditionnels. S'agissant des perquisitions de domiciles dans le village d'Abobo-doumé, à la recherche d'éventuelles armes, Tchiffi Zié a souhaité que ces opérations se fassent en présence du chef de village, pour éviter des frustrations. A ce sujet justement, le commissaire Frci, Olivier Durant du 37e arrondissement, a révélé que le ratissage après le passage des miliciens et mercenaires libériens et les recherches de caches d'armes ont permis à son groupe et lui de mettre la main sur 120 kalachnikovs, 200 chargeurs, 10 pistolets, 11 grenades, 7 radios de police, 15 couteaux, 6 fusils calibre 12 et 1 lance-roquette. Lui aussi a demandé à tous ceux qui détiendraient encore des armes de les déposer soit au commissariat du 37e arrondissement, soit auprès du chef de village.
Source l'Inter

jeudi 9 juin 2011

Axe Abidjan-Ouagadougou/Racket, tracasseries routières: Plus de 60 millions FCFA rançonnés aux usagers par jour

Des Frci en plein racket, armes au poing
 • La galère des voyageurs
• Le bitume inexistant sur des tronçons

Abidjan-Ouagadougou ou Ouagadougou-Abidjan. Dans un sens comme dans l'autre,
c'est un trajet difficile pour tout voyageur qui choisit de passer par la route, à bord
d'un car de transport. Racket sur les routes, voirie fortement dégradée, traversée
nocturne et nuit pénible dans les gares routières. C'est la galère que vivent au
quotidien les usagers de cet axe. Notre carnet de route.

Rallier Ouagadougou, la capitale politique du Burkina Faso, à partir d'Abidjan (Côte
d'Ivoire) par la route, est un véritable chemin de croix pour les voyageurs qui
choisissent les cars de transport en commun. Nous avons fait cet amer constat à
l'occasion d'un voyage au Pays des hommes intègres durant la semaine du 25 mai au
au 1er juin dernier. Mardi 24 mai en fin de matinée, nous embarquons à bord d'un car
à la gare routière d'Adjamé en direction de la ville de Bouaké. Le trajet se passe sans
incident ni contrôle routier jusqu'à cette première destination. L'axe Abidjan-
Yamoussoukro, à l'occasion de la traversée, présente un nouveau visage avec les nids
de poule totalement refermés. Quant à l'axe Yamoussoukro-Bouaké, il est resté égal à
lui-même; une route fortement dégradée. Cela n'empêche pas de découvrir à Bouaké,
une ville très animée avec une circulation intense où voitures et motos se disputent la
route. Contrainte de passer la nuit à Bouaké avant d'embarquer le lendemain dans un
autre véhicule pour Bobodioulasso (la capitale économique du Burkina Faso), nous
choisissons de nous adonner à une virée nocturne dans le quartier Ahougnansou.
Assise dans un maquis en plein air en train de déguster une soupe, nous avons
l'occasion de voir de grosses cylindrées et des véhicules de type 4X4 double cabine
circuler. La plupart de ces véhicules n'ont pas de plaque d'immatriculation. Un patron
d'une société de sécurité sur place avec qui nous partageons notre dîner, voyant notre
étonnement, laisse entendre que tous ces véhicules viennent d'Abidjan. « Certains
jeunes qui voyaient leurs amis revenir d'Abidjan avec des véhicules ont décidé
également d'aller tenter leur chance. Mais, ils ne sont pas arrivés loin, puisque dans
leur précipitation pour atteindre très vite Abidjan, ils ont fait une sortie de route et
sont tous morts », a déploré notre interlocuteur. Triste sort pour ces jeunes qui
pensaient ainsi disposer d'un véhicule avec facilité. N'empêche que certains ont réussi
à ce jeu, et leurs victimes ne retrouveront plus jamais leurs véhicules arrachés de
force à Abidjan et convoyés vers des destinations diverses, comme Bouaké.

Des véhicules arrachés de force à Abidjan convoyés sur Bouaké

La nuit passée dans le centre de la Côte d'Ivoire a été calme et paisible. Tôt le
mercredi matin 25 mai, nous embarquons à nouveau dans un car d'une compagnie
burkinabè, cette fois-ci pour Bobodioulasso. A 7H, au moment où le car s'apprête à

sortir de la gare, un élément des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) saute à
bord du véhicule puis s'adresse à nous en ces termes: « Chaque passager doit payer
normalement la somme de 1 000 FCFA au corridor nord (ndlr: à la sortie de Bouaké
en allant au nord de la Côte d'Ivoire). Dans le car, nous encaissons seulement 300
FCFA par personne ». Le caractère paisible du voyage, d'Abidjan à Bouaké, prend
ainsi fin. Place désormais au racket. Pourquoi les voyageurs doivent-ils payer de
l'argent à ce corridor? La réponse de cet élément des FAFN est automatique. « Parce
que ceux (ndlr: les FAFN) qui tiennent ce corridor ne sont pas payés », rétorque-t-il.
Mieux vaut interrompre l'interrogatoire, au risque d'attirer l'attention sur nous. De
Bouaké à Katiola, la traversée est difficile mais supportable. Par contre, de Katiola à
Ouangolo, en passant par Ferkéssédougou, le voyage est un véritable enfer. Des pans
entiers de goudron ont disparu de certains endroits de cet axe. Et cela, dans
l'indifférence des forces armées présentes dans ces zones, qui n'ont malheureusement
d'autre souci que de rançonner les usagers de ce tronçon: les voyageurs et les
transporteurs de grosses charges de marchandises. Un élément des FAFN n'hésite pas
à nous confier qu'au poste de contrôle de la frontière Laleraba, plus de 60 millions de
FCFA de recette sont encaissés chaque jour. « Nos chefs sont simplement méchants.
Avec cet argent, ils peuvent logiquement songer à refaire les routes. Mais non, bien
au contraire, ils préfèrent se remplir les poches », a dénoncé cet élément. A notre
passage à ce poste frontière, chaque passager est obligé de débourser la somme de
200 FCFA. Les détenteurs d'un passeport payent le prix fort, à savoir 1 000 FCFA
pour avoir le cachet de la frontière dans leur carnet. Passé la frontière ivoirienne, tout
le reste du trajet se déroule sans incident aucun. Du poste de gendarmerie de Yendéré
à Bobodioulasso, en passant par la frontière de Yendéré, le bureau des douanes de
Niangologo et la ville de Banfora, aucun centime n'est demandé à un passager. Seules
les identités des voyageurs et leurs carnets de vaccination font l'objet de contrôle.
Pareil pour la traversée de Bobodioulasso à Ouagadougou. Les différents postes de
péage sur les routes du Burkina Faso permettent ainsi d'avoir des routes plus ou
moins praticables. Après un séjour agréable d'une semaine dans la capitale politique
du Burkina faso, nous décidons de rentrer à Abidjan. Le départ a lieu le mercredi 1er
juin 2011 à partir de 23H, à bord d'un car de transport en direction de Bobodioulasso.
Deux éléments des forces de défense burkinabè, armés de kalachnikov, prennent
place à bord des deux cars pour sécuriser le voyage. Après plus de 5H de route, nous
sommes dans la capitale économique du Burkina, une ville encore endormie. Il faut
attendre de 4H du matin à 7H avant d'embarquer dans un autre car de la même
compagnie pour atteindre la ville de Bouaké. L'attente à la gare de Bobodioulasso est
difficile. La salle d'attente est surchauffée. La chaleur suffocante qui règne dans la
salle oblige les voyageurs à attendre dans la cour de la gare, quand d'autres préfèrent
se mettre carrément dehors. Soudain, des coups de feu déchirent la nuit paisible de ce
jeudi 2 juin et obligent les voyageurs qui attendent dehors à rentrer dans la gare. C'est
que le Burkina Faso traverse une crise socio-militaire intermittente depuis quelques
mois.

Le racket toujours intense sur les routes ivoiriennes

Les coups de feu entendus sont l'expression du mécontentement de certains militaires
de la ville de Bobodioulasso. Ils ont jeté la peur dans les rangs des voyageurs. Tout le
monde est pressé de quitter la ville. Pendant cette attente devenue désormais difficile,
il faut aussi se soulager. Dès cet instant, l'on doit faire face à une autre préoccupation.
Les toilettes n'étant pas très hygiéniques. Malgré cela, il faut débourser la somme de
50 FCFA et plus pour les différents besoins. Charger les bagages dans les différents
coffres du car est aussi un autre souci, du fait du trop plein de bagages. Les voyageurs
se bousculent donc aux différents coffres à bagages. Certains sont obligés de remettre
des billets de banque aux chargeurs pour voir leurs bagages montés rapidement.
La bousculade et la pagaille sont également monstre à la montée du car. Quoi de
plus normal, quand plusieurs voyageurs se retrouvent détenteurs du même ticket de
siège pour une seule place? Dans le cas de figure, une personne doit descendre pour
attendre le prochain départ, ou pire, attendre le départ du lendemain. Avec l'assurance
des bagages montés à bord du car et installée confortablement dans notre siège, finie
donc la galère. Il faut reprendre le chemin du retour sur Abidjan en comptant toujours
avec les mêmes rackets aux différents postes de contrôle comme à l'aller. Mais le
souci majeur cette fois-ci, c'est d'arriver très vite à Bouaké pour pouvoir emprunter un
autre véhicule afin de rallier très rapidement Abidjan. Après toutes les tracasseries,
montées et descentes, nous parvenons à la gare routière d'Adjamé à 23H30.

source l'Inter 

Côte d'Ivoire:Rubino: Les Frci ordonnent la destruction d’une église

Même les lieux de culte n'ont pas d'égards pour les hommes de ouattara
 Les éléments des Frci basés à Rubino (environs 25 kilomètres d’Agboville), ont ordonné le dimanche 5juin dernier aux alentours de 18 heures, la destruction dans un délai d’une semaine de l’église « union fraternelle des assemblées de Jésus Christ » basé au quartier dioulakro. Par Décision de leur chef du nom de Fodé, cinq éléments des Frci de Rubino ont fait une descente dans le lieu de culte des chrétiens de cette église pour intimer l’ordre à un des responsables de mettre fin aux activités de prière de ses membres. Selon les soldats, les prières de ces chrétiens troubleraient le repos d’une voisine, dame Mafinin. Et pour se faire bien comprendre, les Frci n’ont pas trouvé mieux que de tirer quatre coups de feu entre les jambes de l’infortuné fidèle. Il est ensuite menotté battu à sang à l’aide de cross de fusils, de ceinturons et conduit au cachot qui leur sert de lieu de torture. Là-bas il continue d’être torturé sans motif. Parmi les membres de sa famille qui s’y déportent pour savoir ce qui se passe, une de ses sœurs, est elle aussi prise en partie. Finalement quand les Frci décident de libérer le responsable chrétien et sa sœur, c’est contre une rançon de la somme de 20 000 CFA.
Source Notre Voie
 

mardi 7 juin 2011

Côte d'Ivoire:Reportage / plus d’une semaine apres les violences : 475 FCFA à l`origine du drame d`Ananguié (Agboville)

Des paysans tués par les Frci dans un village ivoirien
Les FRCI s`installent dans le village

• Les populations toujours dans la crainte

Plus d’une semaine après les événements douloureux qu’ont vécus les habitants d’Ananguié, dans le département d`Agboville, nous nous sommes rendu sur les lieux pour comprendre ce qui s`est passé. Reportage.

Nous arrivons dans ce gros village d’Agboville, pile-poils avant une forte pluie. Comme c’est de coutume dans cette région forestière. Il est 17h45 ce mercredi 1er juin 2011, et nous sommes à Ananguié, une nouvelle commune située à une quarantaine de km d’Agboville, le chef-lieu de la région de l’Agnéby. Plus d’une semaine après des violences dans le village, nous décidons d’y aller pour comprendre ce qui s’y est passé et voir comment les populations s’accommodent de la situation. Déjà, à vue d’œil, c’est la méfiance sur les visages. Ce qui est rare chez les populations villageoises ivoiriennes et principalement les Abbey, les autochtones. Nous nous dirigeons vers une cabine téléphonique à la gare routière pour des renseignements sur le président des jeunes ou le chef du village. Quatre jeunes assis là nous dévisagent et feignent de s’intéresser à autre chose. Après insistance, un jeune décide de nous conduire jusqu’au président des jeunes d’Ananguié. Mais avant, il nous propose de voir des endroits où des violences ont eu lieu. Nous avons pu voir des maisons incendiées, des commerces détruits, des débris de verres et de bouteilles cassés, des chaises fracturées. Notre guide nous montre une maison en reconstruction, qui aurait été détruite par des individus en armes au cours d`une descente dans le village. Après 20 minutes de marche, nous arrivons dans la cour du président des jeunes, François Akaffou.

Tous l’appellent « Prési » et le respectent. Cet homme, la quarantaine environ, vêtu d`un pantalon « Jeans » de couleur bleue et d`un tee-shirt, apparaît quelque peu amoché. Il est entouré de plusieurs jeunes et un homme âgé, son grand frère, venus lui exprimer leur sympathie. Lorsque nous nous présentons, toute de suite, les visages changent, la méfiance s`installe. M. Akaffou nous renvoie au chef du village ou à son secrétaire général. Il faut une voix plus officielle pour relater les faits ou faire des commentaires. Le sujet est évité en public, mais certains se laissent aller à des commentaires dans la rue, sur ce qui s’est passé à Ananguié les jeudi 26, vendredi 27 et samedi 28 mai derniers. « Vous irez avec une vérité scellée », nous lance un jeune homme. Il avoue n’avoir pas été témoin des violences, tout comme la majorité des jeunes du village qui s’étaient retranchés dans la forêt pour fuir les exactions. Après une pluie battante, et à la faveur de la nuit, nous décidons de passer la nuit à Ananguié. Le lendemain jeudi 2 juin, une réunion est convoquée par le chef du village d’Ananguié, Athanase Gbadi. Objectif, rapprocher les autochtones et les allogènes, qui ne se considéraient plus comme des frères après le passage des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI) dans le village. La réunion s`est tenue en présence de l’imam du village. Le chef Gbadi a souhaité l`organisation d` une cérémonie de réconciliation entre les habitants du village. Quand il annonce aux populations que les FRCI viendront s’installer dans le village, c’est la grogne. Les jeunes autochtones se plaignent, menacent de quitter le village. Des femmes, à l’annonce de la nouvelle, décident de prendre leurs bagages pour la brousse où, selon des villageois, de nombreux Abbey vivent encore depuis ces jours d’effroi. La réunion est tendue et il faut une grande dose de sagesse du chef et de ses notables pour décrisper l’atmosphère. Les avis changent progressivement mais le gros lot émet sa désapprobation. « Je préfère aller à Abidjan plutôt que de voir des gens faire des barrages dans mon village », lance un jeune homme dans la foule. D’autres crient leur ras-le-bol aux autorités coutumières. D’autres encore s’inquiètent de ce que sera leur vie avec les FRCI. Mais la réunion se déroule sans heurt majeur.

475 fcfa à l`origine du drame d’Ananguié

Les commentaires divergent mais les témoignages d’un doyen du village et du président des jeunes nous semblent plus édifiants, le second ayant vécu les faits. L’affaire remonte, selon lui, à 8 mois ! Une affaire de 475 francs CFA. De fait, un jeune autochtone se rend dans un kiosque à café pour prendre un petit repas. A la fin du repas dont la facture s’élève à 475 francs CFA, il tend un billet de cinq mille francs CFA au vendeur, un jeune « Dioula », nous dit-on. En toute amitié, les deux jeunes hommes décident de se retrouver plus tard pour régler la note, faute de monnaie. Le jeune autochtone s`en est allé et n`est plus revenu dans le kiosque. Un beau matin, les deux hommes se retrouvent et le vendeur réclame son dû au jeune Abbey. Il s`ensuit des échanges de propos durs qui virent à la bagarre entre les deux.

Le vélo du vendeur sera sérieusement endommagé. L’affaire arrive même devant la notabilité, qui demande au jeune autochtone de réparer le préjudice que son « frère » a subi.

Chose qu’il refuse. L’affaire va rester pendante jusqu’au jeudi 26 mai. Ce jour-là, selon des témoignages, deux éléments des FRCI venus de Rubino, le chef-lieu de sous-préfecture, accostent une jeune femme, enceinte, que nous avons rencontrée. Ils lui demandent de leur dire où se trouve le jeune autochtone, contre qui deux convocations ont été déposées, sans suite. La jeune femme qui ne savait rien de l’affaire, leur indique clairement qu’elle ne le connait pas. Cette réponse ne devait pas être donnée, si l’on en croit les témoignages. La jeune femme sera molestée, violentée. Un jeune du village qui revenait du champ, s’arrête à leur niveau pour leur faire savoir qu’il n’était pas bienséant d’agir de la sorte avec une femme enceinte. L’erreur, à son niveau aussi, est désormais commise. Le jeune homme prend automatiquement la place de la jeune femme enceinte. Il sera roué de coups par les deux éléments des FRCI, selon les explications. Dans sa volonté de tenir tête aux soldats, il aurait reçu des coups de cross de fusils détenus par ces combattants. D’autres jeunes qui suivaient la scène ont accouru pour défendre « leur frère ». Les deux éléments des FRCI, nous a-t-on dit, réussissent à se sauver et se refugier chez l’imam d’Ananguié. Et c’est là que le drame va se produire. Toujours selon les témoignages, un des éléments FRCI ouvrira le feu et atteindra trois personnes. L’un des deux militaires sera pris et retrouvé mort plus loin. Le rescapé, lui, aidé par de bonnes volontés, réussit à fuir. Il va raconter sa mésaventure à ses frères d’armes de Rubino. Une descente punitive est alors organisée sur le village, qui s’était vidé de ses habitants à l’annonce de l`arrivée des Frci. Seuls le président des jeunes et ses enfants reviennent au village pour parler avec les visiteurs du jour. Ils seront passés à tabac, nous a-t-on expliqué. « C’est l’imam qui a parlé et puis ils nous ont laissés », affirme le président des jeunes. Un autre contingent des Frci, venu d’Agboville, et dirigé par le commandant Oustaz, viendra calmer les esprits. L’heure est à la réconciliation dans le village d’Ananguié érigé très récemment en commune de plein exercice par le président déchu, Laurent Gbagbo. Quand nous quittions le village autour de 17h le jeudi 2 juin, une délégation des FRCI venait d`arriver en vue de l’installation d’une base à Ananguié.

Huit éléments ont été installés dans le village, nous a-t-on appris. Les habitants d’Ananguié ont décidé de tourner la page et continuer à vivre comme s’il ne s’était rien passé. Cependant, la crainte se lit toujours sur les visages.

Source L'Inter

mercredi 1 juin 2011

Côte d'Ivoire: Sago (département de sassandra) Tout sur le massacre des populations

Tuées par les forces d'alassane dans la localité qui les soupçonnaient de supporter Gbagbo
Le 01 juin 2011 par Notre voie - Godjiboué, village située à 25 Km de la nouvelle sous préfecture de Sago n’est plus qu’une ruine. Tout y a été incendié ou détruit. Dans le village, il ne reste qu’une vingtaine de vieillards retranchés à
l’école primaire. A cause de leur âge très avancé, ils n’ont pu fuir comme les autres, plus valides, lorsque les hommes armés d’Alassane Ouattara ont violemment attaqué les populations autochtones Godié au début du mois de mai. Selon les témoignages, une soixantaine de personnes toutes de l’ethnie autochtone Godié, ont été massacrées. Le chef du village n’a pas été épargné.
L’autorité traditionnelle, le doyen Okou Zabi Justin a été égorgé le samedi 7 mai 2011 à l’entrée du village par les hommes d’Alassane Ouattara. Sur le site de l’ex-habitation de feu Gbiga Zéa dit Grafo. Rattrapé par les combattants du chef de l’Etat Alassane Ouattara au niveau du barrage dit « Sans manquer », alors qu’il s’en fuyait. Ligoté, le chef Okou Zabi Justin a été froidement tué en même temps que Bossé Nali Léonard et Zéa Koukougnon Félix puis enterrés dans une fosse commune. L’horreur était à son comble dans la région. Tout à commencé le vendredi 6 mai 2011 quand, tôt le matin. Une forte colonne de combattants libériens, venus d’Abidjan en passant par Okromoudou ( Départentment de Fresco ) se heurte à l’entrée du village de Godjiboué (côté mosquée ) aux éléments armés du chef de l’Etat Ouattara qui ont érigé un barrage à l’entrée de la localité. « De loin, nous voyions les deux camps se disputer chaudement. En fait, les libériens négociaient leur passage pour aller à Bolo (unité agro-industrielle), Tabou, Grabo et peut-être gagner leur pays, le Libéria. C’est quand les dozo (chasseurs traditionnels) et des allogènes Maliens, Burkinabé, Guinéens vivant à Godjiboué, tous partisans d’Alassane Ouatara ont refusé qu’il y a eu affrontement, » expliquent plusieurs témoins approchés. Toujours selon nos interlocuteurs, les libériens ont incendié plusieurs habitations aux Dioula, partisans d’Alassane Ouattara. Avant de continuer leur progression.
Aussitôt, les hommes de Ouattara, armes aux poings, assaillent les populations Godié les accusant d’avoir contribué à l’arrivée des libériens dans la région. Mais aussi de cacher des armes en vue de venger l’ancien président Laurent Gbagbo. Face à cette situation, de nombreux autochtones Godié, ceux qui avaient les jambes agiles ont réussi à échapper à la barbarie des assaillants pour gagner la brousse ou les villages environnants, traqués qu’ils étaient par les éléments en furie des Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Laissant derrière eux de nombreux cadavres, tombés sous les balles des hommes de Ouattara et dévorés quelques jours après par des chiens, des porcs et autres charognards. D’autres corps ont été jetés dans les puits selon nos informations. Le lendemain , samedi 7 mai au matin, quelques jeunes gens revenus exceptionnellement dans le village pour enterrer dame Beugré Christine, atteinte mortellement par une balle perdue sont eux-aussi tués à bout portant sur le lieu de l’enterrement par les Frci appelés en renfort de Sago, Niambézaria, Moussadougou. Et qui saisissent l’occasion, avec l’appui des allogènes et allochtones Malinké vivant dans le village pour brûler toutes les maisons des autochtones Godié. « Le lundi 9 mai 2011, le mari de notre maman Lébé Frédéric, son frère Lébé Zida et 6 autres membres de la famille ont été rattrapés dans brousse avant d’être égorgés », se souviennent de jeunes qui ont fui le village. De nombreux autochtones Godié ont été livrés et exterminés dans des campements. Il s’agit de Tiégbèkro, Davidkro, Bientôtkro, Djah-kouakoukro, Bouaffokro, Diabykro, L’eau Verséekro…où ils ont été enterrés dans des charniers.

Dans le campement de Katiokro, le chef Lébé Gnahoua a été égorgé. Dans leur replis, les hommes armés pro-Ouattara ont détruit et incendié le village d’Adebèm, situé à 5 Km de Godjiboué le vendredi 6 mai 2011 vers 10 heures. Ici, les populations Godié, ont été aussi sauvagement réprimées surtout par les dozo installés depuis longtemps dans le village, appuyés par les Frci. « Ici, Pierre Daplé a été la première cible abattue par les Forces de Ouattara vers 10 heures. Ensuite, ils ont tué Gbalet Babo Daniel et Beugré Zazou Théodore qu’ils ont enterré derrière la maison de Lazare Gbale Dapleu, cadre au Ministère de la Défense. Il faut ajouter que 14 jeunes ressortissants qui ont fuit Godjiboué et se sont réfugiés chez nous à Adebèm ont été ligotés avant d’être tous abattus sous l’antenne MTN. Vers 16 heures, les frères Digbeu Gnaba Jean Baptiste et Digbeu Affi Bayard eux-aussi ont été tués sauvagement », témoignent plusieurs jeunes rescapés, la gorge nouée par l’émotion et l’angoisse. « Ils nous ont dit de rentrer dans nos maisons pour ne pas être agressés par les libériens qui arrivent. C’est quand nous sommes tous entrés qu’ils ont allumé nos maisons, » ajoutent t-ils. Avant de préciser. « Ici à Adebèm, l’on note pour le moment 30 morts et une quinzaine de disparus. » Toujours selon nos sources, 12 autochtones Godié ont été sauvagement tués à Niégrouboué situé à 9 Km d’Adebèm. Gobroko, un village voisin n’a pas été épargné. Des témoins expliquent que comme partout dans les autres villages cités ci-dessus, de nombreux corps étaient visibles partout dans les ruelles du dernier village après le passage des éléments armés de Ouattara.
Une correspondance particulière de
Dago Ozzidi

dimanche 29 mai 2011

Un village Abbey se révolte, les frci tirent sur la population civile

Des forces pro ouattara menaçant avec leurs armes
  Nous sommes dans le département d'Agboville et plus précisément dans le village d'Ananguié. Un élément des forces pro-ouattra trouve la mort suite à une révolte de la population de ce village, mécontente des exactions dont elle sujet de la part des hommes sans foi ni loi de Ouattara. La réaction disproportionnée de ces chiens de guerre ne se fera pas attendre.

Pendant deux jours, ce village sera le théâtre de spectacles insoutenables: viols, vols, pillages, maisons incendiées et chasse à l'homme. La population de ce village, se souviendra pendant longtemps du jeudi 26 et du vendredi 27 mai 2011.
En effet, partis pour remettre une convocation à deux ressortissants de ce village, deux éléments des Frci accostent une femme enceinte à qui ils demandent des renseignements relatifs aux mis en cause. La dame leur aurait répondu qu’elle ne connaissait pas ces hommes en question. Ayant pris la réponse de cette dame comme une offense, ces éléments des Frci lui intiment l’ordre de se mettre à genoux et de faire voir ses dessous. Devant la menace des armes celle-ci va s'exécuter. Elle sera humiliée malgré son état de grossesse.
Informés de ce qui était entrain de se passer, les villageois et surtout les jeunes décident de prendre leur responsabilité pour mettre fin à la souffrance de leur consoeur en prenant à partie ces soldats de Ouattara.
L’un des deux trouvera refuge dans une mosquée du village avant d’y être soustrait et passé à tabac jusqu’à ce que mort s’ensuive. L’autre en fuite, réussira à rejoindre sa base et alerter ses frères d’armes. Affectés par la mort de l'un des leurs, les forces pro-ouattara, stationnées à Agboville font une descente musclée dans ce village en tirant à balles réelles sur cette population civile. C'est le sauve qui peut.


Malgré l’intervention des autorités locales, les hommes de Ouattara guidés par la vengeance, alors qu'elles sont supposées être républicaines, reviennent à la charge le lendemain, c'est-à-dire le vendredi 27 mai 2011.
Le bilan de cette «vendetta» dans ce village, au moment où nous mettons sous presse: Trois morts, dont deux élément des Frci, un villageois et de nombreuses maisons incendiées.
Notre source nous fait remarquer toutefois, que le bilan pourrait s'alourdir.
Affaire à suivre...
Source: www.cotedivoire-lavraie.over-blog.f
Ndlr: le nombre de mort dans la population est passée à trois. Toutes les maisons des Abbey ont été pillée 

jeudi 26 mai 2011

Ouattara au G8: des associations appellent à la fin des exactions en Côte d`Ivoire

Des ivoiriens manifestant contre les tueries de ouattara en France
PARIS - Cinq organisations (ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, Defap (service protestant de mission), Ligue des droits de l`Homme, CGT) ont appelé mercredi "à l`arrêt des exactions" en Côte d`Ivoire, alors que le président Alassane Ouattara sera jeudi et vendredi au sommet du G8 à Deauville.

"Bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée en Côte d`Ivoire, des civils continuent d`être victimes d`exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays", dénoncent ces organisations dans un communiqué commun.

"Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI)" d`Alassane Ouattara, affirment-elles, citant le cas de femmes violées ou mises à nu publiquement à Abidjan, "des civils tués", des sympathisants du Front Populaire Ivoirien
(FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo "exécutés sommairement".

Dans l`ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué et Guiglo, "les populations locales hésitent à rentrer chez elles" par "peur pour leur vie", tout comme "dans des localités favorables à Laurent Gbagbo (Akoupé, Guibéroua)", où "des enlèvements et des menaces d`exécution ont fait fuir une partie des populations".

De plus, après l`arrestation de Laurent Gbagbo, "de nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables d`organisations proches du FPI, ont été arrêtés sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de leur détention soient connus", dénoncent les organisations.

"Ces exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous (...) sans distinction", insistent-elles, demandant à ce que la lumière soit "faite sur ces exactions".

Elles saluent "l`annonce faite par Alassane Ouattara de mettre la lutte contre l`impunité et la réconciliation au coeur de son programme", avec notamment la création d`une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (DVR).

Elles demandent que les autorités ivoiriennes permettent "à la Cour pénale internationale (CPI) d`enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002", et mènent "des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et impartiales sur toutes les allégations d`atteintes aux droits de l`homme recensées depuis le début de la crise ivoirienne".
Source Afp

mardi 24 mai 2011

Côte d`Ivoire: un journaliste pro-Gbagbo assassiné début mai (RSF)

Les forces pro ouattara à Yopougon
Un journaliste favorable à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a été "assassiné" début mai à Abidjan, a affirmé mardi Reporters sans frontières (RSF), en déplorant que "les règlements de comptes se poursuivent en Côte d`Ivoire".

Dans un communiqué, l`organisation de défense de la presse se dit "choquée d`apprendre l`assassinat de Sylvain Gagnetaud", journaliste à Radio Yopougon, du nom du quartier ouest d`Abidjan qui fut, après la chute de l`ex-chef d`Etat le 11 avril, le théâtre de combats entre miliciens pro-Gbagbo et forces du président Alassane Ouattara.

"Connu pour sa proximité" avec le parti de M. Gbagbo, le journaliste aurait, "selon des sources convergentes", été "arrêté lors d`une opération de ratissage des forces pro-Ouattara" dans ce quartier "aux environs du 8 mai, et exécuté peu après, en compagnie de jeunes suspectés d`être des miliciens", poursuit l`ONG.

"Les circonstances de son arrestation et de sa mort restent floues", relève RSF. "Après la chute de Laurent Gbagbo, la radio Yopougon avait été attaquée puis incendiée dans la nuit du 13 au 14 avril 2011. Craignant pour ses jours, Sylvain Gagnetaud avait tenté de fuir", ajoute-t-elle.

"Cette nouvelle accablante est inquiétante pour l`avenir des médias en Côte d`Ivoire, où les journalistes et les médias affiliés à l`opposition sont traqués par les bandes armées", juge l`organisation.

"La capacité des forces de l`ordre à faire la lumière sur ce crime aura valeur de test pour les autorités nouvellement investies", juge RSF qui appelle à "mettre un terme à l`impunité".

"Ce mardi 24 mai, Nina Bolou, directrice de la société éditrice du quotidien d`opposition Le Temps, dont la réouverture est prévue dans les jours à venir, a été arrêtée dans les locaux du journal par des hommes armés",
rapporte en outre l`ONG.

RSF salue cependant "la nouvelle encourageante du retour de la presse d`opposition".

Notre voie, quotidien du parti de M. Gbagbo, a reparu lundi, premier journal d`opposition disponible dans les kiosques depuis les combats qui ont fait rage du 31 mars au 11 avril dans Abidjan.
Source Afp

Amnesty International accuse Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo de crimes contre l’humanité


Des agents de santé tués par les forces de Alassane Ouattara
 Amnesty International publie un rapport accablant sur les violences perpétrées en Côte d’Ivoire depuis le deuxième tour de l’élection présidentielle le 28 novembre 2010. Résultat de six mois d’enquête sur le terrain, le rapport est intitulé : Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu. Un titre coup de poing pour un bilan des exactions commises dans la ville d’Abidjan et dans l’ouest du pays, et une expertise en signe d’avertissement pour le nouveau président Alassane Ouattara : le pays ne pourra se reconstruire sans faire face à ses responsabilités.
Devant le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître les résultats certifiés par l’ONU, Alassane Ouattara et ses partisans organisent une marche le 16 décembre 2010 dans le but de prendre le contrôle de la RTI (Radio Télévision ivoirienne). Le rapport d’Amnesty International pointe « l’usage excessif de la force » par le camp Gbagbo. Des passants abattus pour leur appartenance à des quartiers pro-Ouattara, dans la rue ou bien chez eux. Des individus ayant un patronyme musulman ont aussi été ciblés et parfois tués. Les membres des forces de sécurité ont également tiré sur des femmes qui manifestaient de manière pacifique dans le quartier d’Abobo à Abidjan, le 3 mars 2011. Beaucoup de témoignages poignants recueillis par les enquêteurs d’Amnesty International. Témoignages qui font état également d’arrestations et de disparitions.
Fin février 2011, les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo ont commencé à tirer des obus de mortier sur des zones fortement peuplées dans la commune d’Abobo, qui était passée sous le contrôle d’éléments armés, le « Commando invisible », hostiles à Laurent Gbagbo. Ces tirs ont causé la mort de nombreux Ivoiriens notamment sur un marché dans la commune d'Abobo, tuant au moins 20 personnes et en blessant environ 60 autres. Ce même « Commando invisible » avait lui-même le 11 et 12 janvier lancé des attaques contre des cibles militaires et civiles. Six policiers avaient été tués. Ce groupe armé autoproclamé, hostile à Gbagbo a commis des atteintes graves aux droits humains en s’en prenant notamment à l’ethnie ébrié.
Les massacres commis à Duékoué

A Yopougon, après les affrontements, la vie reprend ses droits
Dans le quartier, les rues sont quasiment désertes



25/05/2011 par Jean-Karim Fall
Une délégation d’Amnesty a recueilli plus de 100 témoignages de personnes ayant échappé au massacre de Duékoué, le 29 mars 2011. Les FRCI, les forces fidèles à Alassane Ouattara ont, selon l’ensemble des témoignages, exécuté des hommes de tous âges sur la base de leur appartenance ethnique et politiques. Un systématisme morbide raconté par une survivante : « Ils sont entrés dans les cours et ont chassé les femmes. Puis, ils ont demandé aux hommes et aux jeunes de s’aligner et leur ont demandé de décliner leurs prénoms et noms et de présenter leurs cartes d’identité. Puis, ils les ont exécutés... »
Peu ont eu la vie sauve. Signe de reddition ou pas, les exécutions se sont enchaînées à l’arme blanche ou à l’arme automatique. D’autres victimes ont péri brûlées dans leurs maisons. Manifestement visées, les populations appartenant à l’ethnie guérée. Mais certains individus guérés ont pu échapper à leurs assaillants en prouvant leur soutien à Alassane Ouattara.
La présence de mercenaires libériens et de miliciens loyaux à Laurent Gbagbo a également donné lieu à de graves exactions dans cette partie du pays. 47 personnes originaires du nord du pays auraient été tuées à la préfecture de Blolequin (à 80 km de Duékoué) fin mars 2011.
Les violences sexuelles
Les femmes en Côte d’Ivoire ont été victimes de nombreuses violences sexuelles. Le travail sur le terrain a permis de recueillir des témoignages de femmes violées par les forces loyales à Laurent Gbagbo. A Abidjan, Amnesty International a enquêté. L’une d’elle raconte : « Le 19 décembre [2010], ils sont venus chez moi à Abobo au milieu de la nuit ; je dormais avec mon mari et les enfants. Ils ont frappé à la porte. La porte donne sur la rue. On n’a pas ouvert. Ils ont cassé la porte ; la porte était en bois. Ils sont rentrés ; ils étaient huit ; quatre en civil et quatre corps habillés en treillis foncé et cagoulés. Deux ont emmené mon mari dehors et six sont venus vers moi. Ils m’ont demandé de me déshabiller et lorsque je ne l’ai pas fait, ils se sont jetés sur moi. Ils m’ont tous violée à tour de rôle ». Certaines ont été violées en détention. D’autres enlevées puis violées par des militaires et miliciens pro-Gbagbo.
Dans le camp adverse, les mêmes histoires recueillies dans l’ouest du pays. A Mahapleu, une lycéenne âgée de 15 ans raconte comment elle a été violée par un commandant des FAFN (groupe d’opposition armé sous le contrôle de Guillaume Soro), mi-janvier 2011 : « Je rentrais chez moi, vers 16 heures. Le commandant des Forces nouvelles m’a forcé à monter dans son véhicule, m’a emmenée dans la brousse, à l’extérieur du village, et m’a violée à l’arrière du véhicule ». D’autres témoignages figurent dans le rapport sur des cas de viols et de violences sexuelles par des membres de FRCI dans la région de Duékoué.
L’inaction de l'Onuci

Stéphane Oberreit
Membre d'Amnesty International
Les gens appelaient à l'aide. les soldats de l'ONUCI sont passés tout près du quartier qui était à feu et à sang, ils ne sont pas intervenus.


25/05/2011 par Nicolas Champeaux
Le rapport de l’ONG est également très critique sur le rôle de l’Onuci. Bien que des témoignages attestent que la force d’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire a maintes fois été prise pour cible (attaques verbales et physiques) par les forces loyales à Laurent Gbagbo, elle n’a que très peu joué son rôle de protection des civils. Notamment lors du massacre de Duékoué. Une femme a déclaré : « Je suis allée voir les gens de l’Onuci pour leur dire que nos hommes et nos garçons étaient en train de se faire massacrer et qu’il fallait intervenir et ils n’ont rien fait ». Pour Amnesty, c’est un nombre insuffisant de soldats dans cette région qui explique l’absence de protection des populations.
Contacté par RFI, l'Onuci n'a pas souhaité réagir..Elle a dépéché une commission d'enquête à Duékoué, et ses conclusions seront rendues publiques à la fin de la semaine, selon le porte-parole Hamadoun Touré.
Une situation encore très fragile après l’arrestation de Laurent Gbagbo
Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty International estime que la situation n’est toujours pas stable. Depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, « des atteintes aux droits humains sont toujours commises contre des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo à Abidjan et dans l’ouest du pays ».
Salvatore Saguès, chercheur à Amnesty international sur la Côte d'Ivoire témoigne.

Salvatore Saguès
Chercheur à Amnesty International sur la Côte d'Ivoire:
Les partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo continuent à être pourchassés. Il faut que le Président punisse les auteurs d'exactions et que ces exactions cessent.

 25/05/2011 par Nicolas Champeaux
Des hommes armés favorables à Alassane Ouattara, à la recherche de miliciens favorables à l'ex-président, ont pillé de nombreux villages, faisant fuir les populations. Un chef de village a déclaré à Amnesty International, le 9 mai 2011 :« Depuis le 6 mai, les FRCI et les populations allogènes se livrent à des exactions innombrables contre nous. Il y a des morts partout et comme les gens ont fui en brousse, il n’y a personne pour enterrer les cadavres qui sont exposés sur la route. Derrière tout ça, il y a un problème foncier car les allogènes veulent prendre nos terres ». Enfin, l’ONG s’inquiète du sort réservé à la famille Gbagbo, maltraitée pendant leur arrestation et détenue sans procès jusqu’à aujourd’hui.
Un bilan en forme d’avertissement
« Sans justice pour toutes les victimes, quelle que soit leur appartenance politique ou leur groupe ethnique, les appels à la réconciliation risquent de déboucher sur un compromis instable et insatisfaisant qui pourrait faire le lit de violences et de vengeances futures », estime Amnesty International. L’ONG salue à ce titre la demande faite par Alassane Ouattara à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter en Côte d’Ivoire, de même que la promesse d’une Commission vérité réconciliation à condition de « remplir les critères et les normes établis par le droit international ».
Source RFI (Ndrl : le titre est de la rédaction)