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vendredi 1 juillet 2011

USA: Dominique Strauss-Kahn libéré sans caution

Coup de tonnerre dans l'affaire DSK, accusé de crimes sexuels à l'encontre d'une femme de ménage du Sofitel de New York. Au terme d'une audience surprise, DSK vient d'être libéré sur parole après que les diverses enquêtes menées sur la plaignante ont révélé de nombreuses failles dans le dossier de l'accusation.

Le New York Times avait annoncé jeudi soir que l'accusation était «sur le point de s'effondrer». Dans un communiqué, le bureau du procureur avait alors fait savoir dans la nuit que DSK comparaîtrait ce vendredi à 17 h 30, heure française, une audience totalement imprévue. L'audience du 18 juillet prochain est maintenue.

Comme l'avait expliqué le quotidien new yorkais, les services du procureur ne croient plus vraiment aux déclarations de la femme de chambre, Nafissatou Diallo qui serait liée par ailleurs à des activités criminelles et de blanchiment d'argent. Plus de 100 000 dollars auraient transité sur son compte en deux ans. Elle aurait également menti à plusieurs reprises sur son passé. Il reste que la réalité de rapports sexuels, le 14 mai, dans la suite du Sofitel de Manhattan, a été établie par les analyses ADN...

18 heures. Contre-attaque. Selon Kenneth Thompson, l'accusation de trafic de drogue contre sa cliente est un «mensonge». Situation incroyable : l'avocat s'en prend au procureur qui aurait, selon lui, «maltraité» Nafissatou Diallo.

17h54. Les avocats de la plaignante réagissent immédiatement. Devant la presse, Kenneth Thompson raconte, avec force détails, l'agression sexuelle dont Nafissatou Diallo a selon lui été victime : «DSK a déchiré ses collants. Elle a recraché son sperme, dégoutée». Les «preuves médico-légales» sont avec lui, estime-t-il. «Ma cliente a été victime de mutilations génitales (en Afrique ndlr), c'est pour cela qu'elle est venue aux Etats-Unis», rappelle-t-il. C'est une véritable plaidoierie en direct qu'il tente devant les caméras.

17h52. Les avocats de DSK saluent la probité du procureur et la décision du juge. Pour eux, la prochaine étape est l'acquittement de leur client.

17h49. L'hélicoptère d'une télévision new yorkaise suit vers leur domicile la voiture dans laquelle DSK et son épouse se sont engouffrés à la sortie du tribunal.

17h48. DSK est sorti du tribunal souriant,
visiblement soulagé, la main sur l"épaule d'.

17h40. DSK est libéré sur parole. Le juge Michael Obus précise toutefois que le dossier DSK «n'est pas clos». La justice garde donc son passeport.

17h37. La justice accepte de lever la caution de Dominique Strauss-Kahn.

17h35. Le juge est entré dans la salle d'audience.

17h32. Premiers sourires
échangés entre Brafman et Taylor, les avocats de DSK.

17h30. Messes basses. Kenneth Thompson, avocat de Nafissatou Diallo, discute à voix basse avec l'équipe du procureur. Benjamin Brafman fait de même.

17h11. Dominique Strauss-Kahn est désormais dans la salle d'audience. Son avocat Benjamin Brafman est arrivé également. L'équipe du procureur vient d'entrer dans la salle. Plus d'une centaine de journalistes sont présents.

17h01. Selon l'agence de presse AP, le procureur va bel et bien libérer DSK et lui restituer le montant de la caution.

16h59. DSK et son épouse viennent d'arriver au tribunal pénal de New York. Le couple est entré dans l'enceinte du bâtiment d'un pas déterminé.

16h55. DSK et Anne sinclair ont quitté leur maison de Tribeca.

16h50. Nafissatou Diallo de moins en moins crédible. La victime présumée n'aurait pas seulement menti sur son passé mais également sur les faits qui sont aujourd'hui reprochés à DSK, selon les informations du procureur de Manhattan, révèle BFMTV.

16h45.  Moins d'affluence. Selon les reporters du NYT qui attendent devant le tribunal, l'affluence à l'extérieur est bien plus faible que lors des précédentes audiences, lors desquelles on avait notamment vu des femmes de ménage et des féministes manifester.

16h42. Mobilité réduite. Selon Bloomgerg TV, DSK sera malgré tout soumis à des restrictions dans ses déplacements.

16h30. «Rien ne change» aux faits reprochés à DSK. Dans un courriel adressé au New York Times, Me Kenneth Thompson, avocat de la victime présumée, ne dément aucune des révélations du prestigieux journal mais affirme que «rien ne change le fait très important qui est que Dominique Strauss-Kahn a commis une agression sexuelle violente dans une chambre d'hôtel du Sofitel» .

16h26. La presse attend.
Une heure avant le début de l'audience, une centaine de journalistes sont déjà en place devant le tribunal. Les chaînes de télévision ont installé des tentes et des projecteurs en attendant l'arrivée de l'accusé.

16h05. Le procureur accepte de libérer Strauss-Kahn sur parole, selon Bloomberg TV. Sa caution d' un million de dollars, payée par Anne Sinclair pour éviter la détention préventive, serait également rendue. Ces informations ne seront sans doute pas confirmées avant l'audience surprise de DSK, prévue à 17h30 heure de Paris.

16 heures. La presse américaine et britannique fait volte-face. Les journaux anglo-saxons n'ont pas attendu l'audience de DSK ce vendredi après-midi pour changer de ligne éditoriale sur le scandale. Longtemps dans le collimateur des médias, DSK apparaît désormais comme une victime, et Nafissatou Diallo comme une escroc. Les tabloïds notamment font un pas en arrière. Le New York Post qualifie la plaignante de «présumée victime», le New York Daily News de «soi-disant victime». Dans les journaux britanniques, la critique se réoriente sur le système judiciaire américain.

14h04. Un frère de Nafissatou Diallo défend sa soeur. Depuis Conakry en Guinée, Mamadou Dian Diallo rejette les informations selon lesquelles sa soeur serait impliquée dans des activités criminelles. «Je démens catégoriquement les accusations portées contre ma soeur sur une prétendue implication dans des histoires de vente de drogue et de blanchiment d'argent», déclare à l'AFP et Radio France Internationale (RFI), Mamadou Dian Diallo (...) C'est archi-faux. Nous savons que c’est un combat entre David et Goliath, entre les riches de la terre et la pauvre jeune femme issue d’une famille pauvre, d’un pays pauvre, mais la vérité éclatera un jour»

13h46. La suspension de la primaire pas à l'ordre du jour. Le porte-parole du PS indique qu'une suspension de la primaire socialiste n'est «pas à l'ordre du jour aujourd'hui», malgré les derniers rebondissements de l'affaire. «Je ne sais même pas si les charges (contre DSK) seront abandonnées», dit-il sur Public Sénat/LCP, ajoutant notamment vouloir attendre si «ce qui relève du commentaire va être confirmé par la justice américaine».
Source Reuters

NEW YORK/PARIS:Rebondissement dans l'affaire DSK, quid pour 2012 ?

DSK, le doute sur sa culpabilité fait surface
  L'affaire Dominique Strauss-Kahn a connu un spectaculaire rebondissement avec la mise en cause de la crédibilité de la jeune femme de chambre d'un hôtel de New York à l'origine des accusations de tentative de viol portées contre lui devant la justice américaine.
Dans cette histoire, digne d'une fiction télévisée à suspense, les procureurs ont rassemblé des éléments qui jettent un doute sur la sincérité des déclarations de la plaignante à l'encontre de l'ancien patron du Fonds monétaire international, longtemps favori des sondages en vue de l'élection présidentielle de 2012 en France.
Ce revirement a ranimé un espoir que les partisans de Dominique Strauss-Kahn pensaient définitivement éteint au moment où s'ouvre la période de dépôt des candidatures à l'investiture socialiste pour la présidentielle, la primaire du PS.
Détenu trois jours au pénitencier de Rikers Island, inculpé pour sept chefs d'accusation passibles de 25 ans de prison, Dominique Strauss-Kahn pourrait voir levée l'assignation à résidence qu'il doit observer depuis sa mise en liberté en échange d'une caution d'un million de dollars le 19 mai.
Une demande de réaménagement de son régime de liberté doit être présentée devant le juge new-yorkais Michael Obus lors d'une audience fixée ce vendredi à 11h30 locales (15h30 GMT).
Le New York Times, qui a souvent été en pointe sur les développements de l'affaire, écrit que les services du "district attorney" de New York nourrissent désormais des doutes sur la crédibilité de la plaignante, employée de l'hôtel Sofitel de New York, qui affirme avoir été agressée sexuellement par Dominique Strauss-Kahn le 14 mai dans la chambre qu'il occupait.
"Les procureurs n'accordent plus beaucoup de crédibilité à ce que l'accusatrice leur a dit, ni sur les circonstances (de l'agression présumée), ni sur elle-même", écrit le quotidien.
Il s'agit d'un "changement de fortune stupéfiant pour M. Strauss-Kahn", ajoute-t-il.
PLAIDER NON-COUPABLE
Depuis le début de l'affaire, le dossier de l'accusation se fonde sur les déclarations de Nafissatou Diallo, 32 ans, originaire de Guinée, qui dit avoir été victime d'agression sexuelle et de tentative de viol de la part de l'ex-directeur général du FMI. Des analyses ADN ont montré qu'une relation sexuelle avait bien eu lieu entre DSK et la femme de chambre.
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn affirment depuis le début que cette relation a été consentie et travaillent à démontrer que la plaignante était animée par des intentions cachées et tentait de profiter de la position d'influence de leur célèbre client.
William Taylor et Benjamin Brafman avaient opté pour le plaider non-coupable lors d'une audience, le 6 juin, consacrée à l'exposé de leur ligne de défense.
"Lorsque les preuves seront produites, il apparaîtra clairement qu'il n'y a pas eu de contrainte", assurait Benjamin Brafman à l'issue de cette comparution au cours de laquelle DSK avait été accompagnée par sa femme, Anne Sinclair.
Les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn ont rencontré les procureurs de New York et les deux parties discutent du bien-fondé d'abandonner les accusations de crime (felony).
Des soupçons sont apparus à propos de possibles liens de la femme de chambre avec des activités de trafic de drogue et de blanchiment d'argent, ainsi que de la véracité de ses déclarations lors de sa demande d'asile aux Etats-Unis.
Elle aurait eu en outre dans les 24 heures suivant sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn une conversation téléphonique avec un détenu, qui a été enregistrée, au cours de laquelle elle évoque l'intérêt à maintenir ses accusations.
Cet homme, arrêté en possession de 180 kg de marijuana, fait partie d'un groupe de personnes qui ont transféré un montant de 100.000 dollars vers le compte en banque de la jeune femme au cours des deux dernières années.
NOUVELLE DONNE ?
En l'état, la procédure visant Dominique Strauss-Kahn à New York n'est pas éteinte, mais l'espoir s'est déjà rallumé pour ses partisans à Paris qui l'imaginent briguer l'investiture du Parti socialiste avant la clôture des candidatures le 13 juillet à minuit. La primaire se tiendra en octobre
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui a dévoilé lundi ses ambitions pour la présidentielle, a souhaité pour l'ancien favori de la course à l'Elysée une issue rapide.
"J'espère de tout coeur que la justice américaine établira dès ce soir toute la vérité et permettra à Dominique de sortir de ce cauchemar", a dit la maire de Lille.
"Il faudra voir quel est le meilleur dispositif pour la gauche", a déclaré le député socialiste Jean-Marie Le Guen, un proche de DSK. "On n'est pas des robots, donc on va prendre le temps de la réflexion. On va peut-être se rapprocher de lui avant de décider à sa place", a-t-il ajouté.
S'il était innocenté, "moi je demanderais aux candidats déclarés à la primaire socialiste de suspendre un temps la primaire pour laisser le temps de parole à Dominique", a dit Michèle Sabban, vice-présidente socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France, et autre proche de l'ex-patron du FMI.
Pour Jack Lang, la gauche ne peut se passer d'un candidat du calibre de Dominique Strauss-Kahn. Ayant lui-même eu des démêlées avec la justice, Julien Dray s'est interrogé sur la volonté qui pourrait habiter Strauss-Kahn s'il était blanchi. "Moi, je crois connaître un peu son caractère, je pense que quand on sort de ça, on a envie de manger le monde", a-t-il dit.
Si le dossier d'instruction s'effondrait à New York, cet épisode judiciaire ne manquerait pas de rebattre les cartes d'une primaire dont les deux favoris sont Martine Aubry et son prédécesseur à la tête du PS, François Hollande. Les sondages ne testent plus l'hypothèse d'une candidature DSK.
Noeleen Walder et Daniel Trotta à New York, avec la rédaction de Paris et Pierre Sérisier pour le service français, édité par Gilles Trequesser
 Source (Reuters)

mardi 17 mai 2011

Les zones d’ombres sur l’inculpation de Dominique Strauss Kahn (DSK)

DSK au tribunal de New York


-DSK, le patron du FMI, a été inculpé de 6 chefs d’accusations sur une prétendue tentative de viol sur une femme de ménage dans sa chambre d’hôtel. Parmi ces chefs d’accusation, on parle de séquestration, tentative de fellation et autres.
-Comment la femme de ménage a-t-elle eue accès à la chambre d’hôtel ?
- Comment une femme de ménage d’un hôtel aussi prestigieux que le Sofitel de New York peut elle débarquer dans une chambre d’hôtel sans que l’occupant n’ait déposé sa clef à la réception ?
-Comment les responsables de l’hôtel ou de la femme de ménage ont-ils pu autoriser la femme en question à entrer dans la chambre d’une personnalité d’un tel rang sans s’assurer de sa présence ou non dans la chambre ?
-Comment un viol et plus grave, une tentative de viol, peut-il être possible sans que la prétendue victime ne crie avec toutes ses forces à l’aide ?
-Comment personne n’ai pu entendre les cris de détresse de la prétendue victime de tentative de viol dans un hôtel aussi bondé de monde ?
-Comment peut-on obliger une femme à faire une fellation contre son gré sans que celle-ci ait eu par exemple la possibilité de mordre le pénis de son agresseur ; ce qui l’aurait fait lâcher prise automatiquement, surtout qu’on affirme que c’est par deux fois au moins que la tentative obligatoire de fellation a été menée par DSK.
-DSK est-il un réputé violeur, comme on en connait dans les séries télévisées américaines pour qu’il se jette sur n’importe quelle femme qui entre dans sa chambre ?
-Cette femme de ménage était-elle auparavant connue par DSK pour qu’aussitôt sortie de sa douche, il se jette sur elle comme s’ils auraient auparavant entretenue déjà ce type de relation ?
-Pourquoi cette femme de ménage qui aurait subi un tel acte déshonorant ne serait-elle pas aussitôt sortie après DSK pour alerter tout le monde, obligeant même son prétendu agresseur, séance tenante, à ne pas quitter l’hôtel ?
-Comment DSK qui aurait quelque chose à se reprocher s’est-il permis d’appeler deux heures après à l’hôtel pour demander qu’on lui apporte à un endroit où il se trouvait, son téléphone portable oublié dans sa chambre ?
- Quel est cet acte précipité de la police newyorkaise à se rendre à bord de l’avion de DSK pour l’interpellé alors qu’elle avait la latitude de se rassurer qu’un cas de viol ne se traite pas si rapidement et  le faire sortir de l’appareil pour l’arrêter ?
Tellement de zones d’ombres subsistent sur cette affaire et ces quelques questions, nous l’espérons, en plus de celles déjà connues, devraient pouvoir aider la justice.
saileams@hotmail.fr    

CONFIDENCE : Quand DSK craignait d'être piégé par une histoire de femme




Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol par une femme de ménage d'un hôtel de New York, avait imaginé le 28 avril dernier être victime d'une affaire de moeurs pendant la campagne présidentielle.

Au cours d'un déjeuner avec des journalistes de Libération -dont un rapporte la teneur de la discussion dans le quotidien- le socialiste se posait en victime en imaginant un coup monté par ses adversaires politiques.

DSK craignait d'être accusé par une femme, qui affirmerait qu'il l'aurait "violée dans un parking et à qui on promettrait 500.000 ou un million d'euros pour inventer une telle histoire…"

Celui qui se préparait pour être le candidat du PS à la présidentielle affirmait alors redouter "les mauvais coups" de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur et bras-droit de Nicolas Sarkozy, écrit le journal.

Il se disait aussi sur ses gardes après avoir eu de fortes présomptions d'être surveillé, selon Libération.

Interrogé sur ses points faibles, le patron du FMI en voyait trois principaux : "le fric, les femmes et ma judéité" avant de lancer : "Oui, j'aime les femmes… Et alors ? […] Depuis des années on parle de photos de partouzes géantes, mais je n'ai jamais rien vu sortir… Alors qu'ils les montrent !
source lepost.fr