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dimanche 12 juin 2011

FMI : un troisième candidat de poigne à la dernière minute.

Stanley Fischer

Le gouverneur de la Banque centrale israélienne, Stanley Fischer, a annoncé samedi soir à la dernière minute sa candidature à la tête du FMI contre Christine Lagarde, favorite, et le Mexicain Agustin Carstens.

La survenue in extremis d'un troisième candidat pourrait contrarier les ambitions de Christine Lagarde et du Mexicain Agustin Carstens, jusqu'à cette nuit seuls compétiteurs pour prendre la tête du Fonds Monétaire International (FMI). Le gouverneur de la Banque centrale israélienne, Stanley Fischer, a créé la surprise samedi soir en rendant publique sa candidature, juste avant la clôture des inscriptions. Alors que la ministre de l'Economie était jusqu'alors considérée comme la grande favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, la candidature de l'Israélien pourrait rebattre les cartes du jeu.
Economiste de renommée mondiale, Stanley Fischer, dont le CV s'apparente à un parcours sans faute, connaît déjà bien le FMI. Ancien vice-président et chef économiste de la Banque mondiale jusqu'en 1990, il a occupé les fonctions de directeur adjoint du FMI de 1994 à 2001. Universitaire, il a également été le directeur de thèse d'Olivier Blanchard, actuel économiste en chef du Fonds, lors de ses années d'enseignement au prestigieux MIT. Après quelques années dans le secteur privé, durant lesquelles il a occupé les fonctions de vice-directeur de la banque Citigroup et de président de Citigoup international, il a été nommé puis reconduit en mars dernier à la tête de la banque centrale israélienne.

L'économie israélienne affiche une forte croissance

La très bonne santé de l'économie israélienne, qui a traversé la crise quasiment sans encombre, pourrait par ailleurs jouer en sa faveur. Avec une croissance de 4,7% en 2010 et des prévisions de croissance pour 2011 de l'ordre de 5,4% selon l'OCDE, Israël enregistre les meilleures performances économiques depuis sa création en 1948. Le fruit, comme l'expliquait récemment le ministre des finances israélien Yuval Steinitz au Figaro, de la politique économique hétérodoxe mise en place dans ce pays depuis 2008. A l'inverse de la plupart des pays occidentaux, Israël a en effet choisi de relever la TVA alors que la récession pointait, tout en s'engageant à baisser les impôts en 2017.
«Nous avons investi toute notre énergie et notre argent pour offrir des perspectives rassurantes aux consommateurs et aux entreprises. Car si vous aggravez les déficits publics de façon à préserver la situation actuelle, personne ne voudra investir par manque de confiance dans une économie incapable d'équilibrer ses comptes», expliquait la semaine dernière Yuval Steinitz au Figaro. Une stratégie qui pourrait faire mouche alors que l'Europe peine à faire face à l'endettement excessif de certains de ses membres.

A 67 ans, son âge peut être un obstacle

La candidature de Stanley Fischer souffre pourtant d'un double écueil. Sa double nationalité israélo-américaine pourrait ainsi jouer contre lui, puisque le poste de directeur du FMI est traditionnellement attribué à un Européen quand la présidence de la Banque mondiale est de son côté confiée à un Américain. Autre point faible : son âge. A 67 ans, Stanley Fischer dépasse de deux ans la limite d'âge fixée pour postuler à la tête du FMI. L'économiste indien Montek Singh Ahluwalia, 68 ans, avait déjà dû jeter l'éponge à la fin du mois dernier.
Dimanche, Christine Lagarde, qui poursuivait sa campagne de séduction auprès des pays émergents, ne s'est pas montrée inquiète de ce nouveau prétendant au poste de directeur du Fonds. Elle s'est déclarée «tout à fait confiante, particulièrement après les différents entretiens que j'ai eus, notamment aujourd'hui en Egypte». «Chacun est libre de présenter sa candidature», a-t-elle simplement rappelé. 
Source le Figaro
(Le titre est de la rédaction)

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